Samedi 4 octobre L'ile de Beauté
Par Philou le dimanche, octobre 12 2008, 21:00 - Lien permanent
Réveil matinal sur le bateau à 6 heures une charmante hotesse nous reveille par haut parleur interposé dans chaque cabine. Traversée tranquille pas trop mouvementée. 7 heures: débarquement et direction le parc fermé installé sur le port d'Ajaccio. Un peu la panique les concurrents corses inscrits pour cette étape passent leur contrôle technique au mileu des autres pilotes qui se rangent comme ils le peuvent dans le parc.

Mise en parc fermé de la moto sur le port d'Ajaccio
Briefing du capitaine de l'escorte présidentielle : au moins 6 radars sur le parcours du jour ! nous voilà prévenus. Mon départ est prévu à 10 H 56, plus de trois heures à attendre. C'est bien car pour le moment il pleut ! Décidément cette sacrée pluie ne veut pas nous lacher cette année. Le soleil arrive, la route commence à sécher, dommage pour les motards partis tôt ce matin. Première liaison de 28 kms qui nous fait sortir d'Ajaccio, traverser Porticcio (je connais voir billet sur le rallye de Corse en avril dernier) et nous amène au départ de la base chronométrée du jour. Tous les concurrents s'attendent à une base assez longue, en effet le premier changement de direction se situe 9,5 kms après le départ. En général les bases chronos se font à 60 km/h de moyenne, aujourd'hui c'est 55 km/h de moyenne soit 916 mètres toutes les minutes. Pas facile pour les calculs. Je fait confiance à mon compteur de vélo. Surprise la route est vraiment très sinueuse dès le premier kilomètre. Difficile de tenir la moyenne, j'accélère,roule de plus en plus vite, rien ni fait, déjà 5 kms, je suis en retard, la fazer et son manque de couple m'obligent à rouler entre 10 et 12000 tours minute ! Pas la joie, cette moto n'est vraiment pas faite pour le rallye, il faut toujours se battre avec, changer de rapport en permanence. 6 kms, un enchainement de virages très serrés et à la sortie d'un droite la cellule des chronos. Coup d'oeil sur la moyenne : 53,96, une spéciale sur route ouverte ! je finis aussi fatigué qu'à la fin d'une spéciale ! Bilan 16 secondes de perdu, le temps idéal est de 6'39, je parcours la distance en 6'55. Aucun concurrent n'arrivera à ce temps idéal. Beaucoup feront moins bien que moi. Poursuite de la liaison jusqu'à Porto Vecchio. Belles routes, temps chaud (!) çà roule. Arrivée sur Porto Vecchio, la navigation se complique un peu, le CH n'est pas bien indiqué et n'est pas au bon endroit par rapport au road book mais j'arrive avec 10 minutes d'avance. De nombreux pilotes cherchent de l'essence et perdront du temps. La seule station située sur le parcours ferme entre 12 h et 14 heures. Comme d'habitude Elisabeth est au bon endroit et à l'heure pour ravitailler moto et bonhomme. Nous ravitaillons 2 ou 3 concurrents qui roulent sans assistance et qui sont bien dans l'embarras.
Un bien bel endroit pour l'assistance du jour
15 minutes plus tard re-départ pour la liaison de 240 Kms pour traverser l'ile d'Est en Ouest et rejoindre la spéciale située au nord d'Ajaccio. Des virages sans arrêt, du beau bitume, une route en terre pendant au moins 4 kilomètres, des vaches en liberté sur la route, des cochons qui font la sieste, des chiens errants, des points de vue superbes, bref c'est la Corse.

Le controle de passage de Lévie
Encore 10 minutes d'avance au CH de la spéciale qui permettent de reprendre un peu des forces.

Attente au départ de la spéciale d'Ajaccio
Un rallyman parisien au CH de départ de la spéciale d'Ajaccio
Une spéciale encore une fois assez rapide qui a l'originalité d'être en descente sur les 2 derniers tiers ! Beaucoup de spectateurs ce soir et une frayeur pour moi dans un droite en descente suite à un blocage de la roue arrière qui m'amène droit sur les boudins de protection mis en place par l'organisateur. Beaucoup de temps de perdu, mais je sors entier de la spéciale. Une petite liaison dans les rue d'Ajaccio pour rejoindre le bateau. Bouchon du samedi après midi beaucoup de monde dans les rues, la moto chauffe à nouveau je dois couper le moteur plusieurs fois et decendre en roues libres toutes les rues en pente. Arrivée sur le port, embarquement immédiat pour les pilotes promotions. A 17 h 30 je suis douché et flâne sur les ponts du bateau avec d'autres concurrents. Finalement ce moto tour prend un air de vacances sur sa fin.

Vue sur Ajaccio depuis le bateau
Marc Fontan : grâce à lui nous vivons cette aventure chaque année
Certains pilotes attendront longtemps avant d'embarquer
En conclusion une bien belle étape qui aurait été encore plus belle avec un peu moins de fatigue acumulée durant la semaine.
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