L'étape du jour commence par le circuit du Pôle Mécanique d'Alès. 5 tours de piste, 1ère série à 8 h 00. Puis une courte liaison de 87 kms qui nous emmène dans le sud de l'Ardèche sur la spéciale routière de Darbres. Ensuite une liaison de 144 km de petites routes ardèchoises gravilloneuses à souhait jusqu'au ravitaillement de la mi-journée et enfin pour terminer une longue liaison de 257 km passant par la Drôme, l'Isère, l'Ain, la Savoie et la Haute-Savoie pour arriver à Thonon. 490 kms pour cette 4ème journée. Encore une étape longue et sélective dans laquelle il va falloir gérer la fatigue et rester attentif car la liaison est non pas difficile mais très piègeuse, sinueuse, avec son lot de graviers, de feuilles mortes et ses parties humides.
Le circuit d'Alès. Je commence à bien le connaître, pas trop rapide, un bon grip, je doit absoluement contenir mon adversaire classé 4ème et finir devant lui. Je ne pense pas lui reprendre les 7 secondes d'avance qu'il à sur moi, mais au moins ne pas en prendre plus.
Notre série est la même que celle de Magny-Cours, a savoir, les monocylindres, les classics et les scooters. Toujours un pilote avec un 600 fazer parmis nous, personne ne sais pourquoi il est dans notre série avec son multicylindre moderne, c'est pas grave, il est sympa et il ne nous gène absolument pas.

La sortie du parc fermé à Alès avant le départ du circuit (la fazer c'est le 296)

Le numéro 262, une KTM 690 mono et un pilote qui va très vite !

Le numéro 170, une RDLC bien affutée et là aussi un pilote très rapide, il finira 3ème à Toulon de la catégorie classic.

Je me retrouve en 4ème ligne sur la grille de départ, le ciel est nuageux et très menaçant, mais la piste est bien sèche.
Mes 2 rivaux sont en 3ème ligne je peux donc les surveiller. Départ : je remonte au niveau de la 3ème ligne et passe le pilote que je dois absolument contrôler. Je suis de suite dans le rythme, les premiers virages sont toujours aussi délicats. Nous sommes un paquet bien groupé, il faut rester vigilant et surveiller les autres concurrents, au cas où il y en ait qui partent en glisse ou se loupent au freinage. Chacun trouve sa place, je sens une moto dans mes roues, lors d'un virage je réussi à voir le pilote, c'et mon adversaire qui est 4ème. Il fait le forcing mais je ne dois pas me déconcentrer. Les tours s'enchainent, il est toujours derrière moi, je dois tenir, je reste concentré, un 500 RG se loupe au freinage et me coupe la trajectoire c'est passé juste, le 500 RG fini dans l'herbe rien de grave pour lui. Je franchis la ligne d'arrivée avec 13 centièmes de seconde sur mon poursuivant, c'est peu mais je me devais de terminer devant lui !
Il est déjà plus de 10 h 30 et je prend le départ pour la première liaison de la journée. Le soleil fait son apparition et les routes gardoises et ardéchoises sont belles. Je suis un peu avantagé car j'ai reconnu cette étape au mois d'août, je sais donc où je vais poser mes roues aujourd'hui. Un plein d'essence à Vallon Pont d'Arc et j'arrive au CH de la spéciale de Darbres sans soucis avec quelques minutes d'avance. Il y a eu des chutes dans la spéciale et au moment où j'arrive elle est arrêtée. De nombreux pilotes attendent et ce n'est qu'après une heure d'attente que je peux m'élancer. Lors de mon passage sur la spéciale en août, le goudron était complètement défoncé. Aujourd'hui elle a été refaite, mais tapissée de graviers. Ces graviers sont la cause des chutes avant mon arrivée. Finalement il fallait rouler sur les traces des voitures qui empruntent cette route pour éviter de trop rouler sur les graviers. Je reprend 5 et 12 secondes à mes adversaires, tout va bien.
Les 140 kms suivants sont délicats : 70 kms de routes étroites où la moyenne à 60 km/h sera quasiment impossible à tenir, puis 40 kms de route très roulante où il faut prendre de l'avance car les 30 derniers km sont en grosse majorité en zone urbaine avec de nombreuses villes et villages à traverser. Heureusemnt que j'ai bien anticipé pour mon essence car beaucoup de pilotes vont prendre des pénalités sur ce CH qui n'était pas évident, il ne fallait surtout pas avoir à chercher du carburant car les temps sont serrés.
La fin de la journée se passe bien les 60 derniers kilomètres sont parcourus de nuit, l'entrée de Thonon est un peu galère car il y beaucoup de circulation.
Pas le temps de se reposer, je dois changer les plaquettes arrière de la moto et mon pneu avant car demain soir pas d'assistance au Cannet. Il faut aussi absolument assister au briefing très important car nous allons enfin avoir des infos sur l'étape marathon de demain. Coté classement je termine 55ème de l'étape au scratch et 3ème monocylindre (le tout en Promotion). Au général j'ai pris la 3ème place de la catégorie monocylindre.






























Un bien bel endroit pour l'assistance du jour

Un rallyman parisien au CH de départ de la spéciale d'Ajaccio
Marc Fontan : grâce à lui nous vivons cette aventure chaque année
Certains pilotes attendront longtemps avant d'embarquer








