Ceux qui pensaient que Lorenzo, Pedrosa ou encore Stoner pouvaient aller chercher the Doctor en sont pour leurs frais (et leurs pronostics). Cette fois-ci, Rossi est mathématiquement champion du Monde MotoGP.

Outre le talent, ce qui m'intéresse c'est la performance et les moyens employés pour arriver à ce résultat, cet objectif, cette performance.
Bien sûr, l'histoire des pneus a défraillé la chronique. J'avais déjà souligné le risque pris par ce champion, le risque d'image, puisqu'il n'avait plus rien à prouver mais tout à risquer avec ce que certains ont pris pour "le dernier caprice d'une Diva". Les résultats sont là, cela n'a plus rien d'un caprice. Et avec les pneux uniques, il y a fort à parier que l'adaption pour la saison 2009 est déjà bien avancée côté Doctor.

Passées plus inaperçues, les déclarations de Stoner après la course "je pensais le suivre mais je n'avais pas le physique pour le suivre", allusion a sa douleur au poignet. Et oui, tous ces champions sont des sportifs de haut niveau. Il n'y a qu'à trainer dans le paddock d'un supercross pour s'apercevoir que les home-trainer font de plus en plus leur apparition, à l'image d'une course de cyclistes dit pistards : les efforts sont tellement intenses, qu'il est nécessaire de pédaler un peu, histoire de favoriser l'élimination des déchets musculaires, acide lactique en tête. Et si l'on souligne le talent de Rossi, on oublie trop souvent le travail de Rossi.
Jacques Brel disait que "sans travail, un don n'est que sale manie".
Alors, capricieuse la Diva ?

Laurent lesmotards.com